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La rédaction de ce texte classique est l’œuvre de la grande chercheuse australienne sur la question de l’équité en santé, Fran Baum (professeure en santé publique et directrice du Southgate Institute of Health, Society and Equity (en anglais seulement), et de la South Australian Community Health Research Unit de l’Université Flinders). Au moment de la publication, Fran Baum était aussi membre de la Commission des déterminants sociaux de la santé de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Madame Baum mentionne que, pour en arriver à plus d’équité en santé, il faut produire un effet « casse-noisettes » : l’engagement politique dans la voie descendante et l’action exercée par les groupes de la société civile dans la voie ascendante. Elle souligne que, bien qu’il existe des données probantes sur les iniquités en santé depuis un bon moment, peu de gouvernements ont confié le soin aux institutions officielles de prendre les mesures correctives à ce chapitre. Il est vrai que les gouvernements ont une tendance à l’individualisme et à limiter leurs interventions plutôt qu’à l’équité en santé. Il faut dire aussi que les mieux nantis de la société n’ont pas beaucoup cherché à « influencer l’engagement des gouvernements envers la justice sociale » (traduction libre; p. 92 en anglais).

Le changement dépend de leaders politiques qui ont à cœur les valeurs liées à la justice sociale (c’est-à-dire en faveur du bien-être collectif plutôt qu’individuel) et qui peuvent aider les gens à naviguer à travers les complexités. Madame Baum fait valoir qu’un grand nombre de leaders pensent encore que de traiter les personnes à haut risque ou malades permet d’améliorer la santé des populations, malgré toutes les preuves du contraire. Il y a presque deux décennies, Geoffrey Rose (1985) a montré que d’intervenir, aussi peu soit-il, sur un facteur de risque sanitaire produit un meilleur effet qu’une intervention individuelle sur l’incidence d’une maladie dans une collectivité.

Madame Baum explique que l’engagement des populations et des organes gouvernementaux envers une plus grande équité s’appelle « le capital social instrumental ». Les sociétés où « le capital social instrumental » est très présent montrent un haut degré de confiance à l’égard des institutions et de la transparence des processus gouvernementaux, des caractéristiques en déclin dans bien des pays occidentaux. Pour remédier à la situation, les stratégies de changement de la société civile doivent dépasser le blâme porté sur les individus pour se concentrer davantage sur la création de cadres propices à la santé et à l’équité. 

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  • alimenter les discussions avec vos collègues au sujet des facteurs essentiels que doivent prendre en compte les gouvernements pour mettre en œuvre des mesures pour favoriser l’équité en santé;
  • en savoir davantage sur l’évolution de la pensée au chapitre de l’équité en santé et de la promotion de la santé;
  • renouer avec la centralité des valeurs de la justice sociale dans le travail lié à l’équité en santé.

Baum, F. (2007). « S’atteler au problème de l’équité en santé : des pressions descendantes et ascendantes pour agir sur les déterminants sociaux de la santé », Promotion & Education, vol. 14, no 2, p. 90-95 (en anglais; sommaire en français, p. 119).

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